Un bon rosé, c’est un art de la retenue. On croit toujours qu’un rosé est facile. Que c’est un vin d’été, léger, sans prétention. Mais c’est justement cette apparente simplicité qui rend sa fabrication si exigeante. Il faut savoir exactement quand cueillir. Ni trop tôt — pour éviter la maigreur — ni trop tard — pour préserver la fraîcheur. Il faut savoir presser doucement, brièvement, extraire juste ce qu’il faut de couleur, de fruit et d’aromatique. Il faut avoir la main délicate à chaque étape. Sinon, on obtient un rosé qui parle trop fort — et un rosé qui parle trop fort n’a plus rien d’un rosé. Le nôtre est issu de Gamay pur. Un cépage qui, en rosé, révèle sa facette la plus tendre : la fraîcheur du fruit rouge sans le tanin, la générosité sans le poids. C’est un Gamay qui s’est allégé, qui a revêtu ses habits d’été. Les raisins sont vendangés à la fraîche, pressés dès leur arrivée en cave, puis vinifiés en cuve inox à basse température afin de préserver toute leur expression aromatique. Ce que nous cherchons dans ce rosé, c’est un souvenir d’été. Une terrasse qui prolonge la journée. Un repas partagé qui glisse dans la soirée. La lumière de six heures sur les coteaux de la vigne. Une conversation que l’on n’a pas envie de terminer. C’est un vin de l’instant. Il ne cherche pas à durer, il cherche à être là.
À l’œil, la robe est d’un rose pâle aux reflets saumon, brillante et limpide. Une couleur qui évoque les premières lueurs du soir sur les coteaux calcaires. Au nez, le fruit domine — fraises fraîchement cueillies, groseilles, framboises à peine mûres — accompagné d’une touche florale, évoquant la rose ancienne et la fleur d’oranger, ainsi que d’une pointe d’agrume qui apporte de la fraîcheur. En bouche, l’attaque est vive et gourmande. Le fruit rouge se déploie sans excès, porté par une acidité fine qui structure l’ensemble. La finale est nette, désaltérante, sur une pointe saline qui donne envie de reprendre une gorgée.
Notre Rosé de Gamay accompagne à merveille tout ce qui célèbre l’été : les apéritifs sur la terrasse — charcuteries fines, tomates du jardin, olives vertes —, les filets de perche du Léman en friture, les salades vaudoises composées, les tartares de saumon, le papet vaudois froid en version estivale, les planchas de légumes et de poissons, ou tout simplement un plateau de cochonnaille du Jura. À servir bien frais, entre 8 et 10 °C.
Filets de perche du Léman en friture, sauce tartare maison, salade de rampon et frites de pommes de terre nouvelles.
Gamay
2025
Cuve inox
Vin rosé AOC Côtes de l'Orbe
70 cl
CHF 13.-