Certaines cuvées naissent d’une évidence. D’autres, d’une quête. Désir Divin est le fruit d’une quête — celle de la douceur. Non pas une douceur facile, sucrée et unidimensionnelle, qui fatigue le palais après quelques gorgées. Mais une douceur complexe, qui joue avec l’acidité, l’amertume et la longueur. La douceur des grands vins de dessert du monde — les Sauternes, les Tokaji, les vendanges tardives d’Alsace — adaptée à notre terroir vaudois, à nos cépages et à notre lumière. C’est un pari, certes. Mais c’est aussi une conviction : les Côtes de l’Orbe peuvent, elles aussi, donner naissance à de grands vins de méditation. L’élaboration d’un vin doux naturel demande du temps, de la précision et un brin de folie. Les raisins sont laissés sur pied jusqu’à atteindre une surmaturité contrôlée, lorsque le sucre se concentre naturellement dans les baies et que les arômes se transforment. Ces raisins fragiles sont ensuite vendangés à la main, avec la plus grande délicatesse, souvent en plusieurs passages successifs dans la même parcelle, afin de ne récolter à chaque fois que les grappes arrivées à leur point optimal. C’est un travail patient, parfois risqué — un coup de gel automnal peut tout compromettre. En cave, la fermentation est menée avec beaucoup de délicatesse. Le vin conserve naturellement une part importante de sucre résiduel, tandis qu’une acidité préservée équilibre la douceur et empêche toute sensation de lourdeur. Le résultat est une liqueur d’or, précieuse, proposée en bouteilles de 50 cl. Car ces vins ne se boivent pas à grands verres : ils se dégustent lentement, par petites gorgées, idéalement en fin de repas ou au début d’une longue soirée. Désir Divin n’est pas un vin de tous les jours. C’est un vin de moments rares — anniversaires, dîners d’exception, soirées d’hiver au coin du feu. C’est un vin qui suspend le temps et invite à la contemplation.
À l’œil, la robe est d’un or ambré profond, brillante et légèrement sirupeuse. Elle forme sur les parois du verre de belles jambes lentes, qui trahissent la richesse de la matière. Au nez, l’ouverture est somptueuse. Les fruits confits — abricot sec, coing rôti, mirabelle mûre — dominent, accompagnés de notes plus complexes de miel d’acacia, de cire d’abeille, de safran et d’écorce d’orange confite. Une touche fumée et minérale apparaît à l’aération, rappelant les vieux Rieslings de Moselle. En bouche, l’attaque est riche et enveloppante, mais l’équilibre est immédiat : la douceur est portée par une acidité fine qui empêche le vin de basculer dans une sucrosité excessive. La matière est dense, presque onctueuse, avec cette sensation de miel liquide qui glisse sur le palais. La finale est extrêmement longue, sur des notes de fruits confits, d’épices douces et de zeste d’agrume. Un vin de méditation absolu.
Notre Désir Divin appelle des mets à sa mesure : foie gras poêlé aux pommes, magret de canard aux figues, roquefort, fourme d’Ambert, tarte fine aux abricots, crème brûlée à la vanille bourbon, mille-feuille aux fruits jaunes ou vieux comté 36 mois accompagné de noix confites. Il excelle également à l’apéritif, avec un plateau de fromages à pâte persillée. À servir légèrement frais, entre 8 et 10 °C, dans un petit verre à liqueur ou un verre INAO.
Foie gras mi-cuit maison, chutney de coings au safran et pain d’épices toasté au beurre demi-sel.
Assemblage Pinot Blanc – Chardonnay – Garanoir
2025
Vin de dessert
Vin de dessert AOC Côtes de l'Orbe
50 cl
CHF 24.-